Ateliers d’écriture

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Atelier d’écriture cet été…          Ecrire à la manière de Orhan Veli,  J’écoute Istanbul, les yeux fermés… extrait :

J’écoute Istanbul, mes yeux sont fermés
D’abord souffle un vent léger ;
Il ballotte peu à peu
Les feuilles dans les arbres ;
Au bout du monde, bigrement au bout du monde
Les clochettes des porteurs d’eau ne s’arrêtent jamais ;
J’écoute Istanbul les yeux fermés.

Création de Victoria :

J’écoute la mer mes yeux sont fermés
Les enfants rient sur la plage en sautant sur leurs châteaux de sable.
Derrière eux les mouettes chantent en plongeant vers un poisson dans les vagues,
Où des familles jouent au ballon qui claque en tombant dans l’eau,
Et où l’un d’entre eux plonge pour le récupérer en brisant l’eau de ses bras.
Par un souffle d’air marin, le monoï étalé sur la peau m’arrive aux narines
Avec au loin le bruit des pieds craquants sur le sable et s’approchant sur le sable.
J’écoute la mer mes yeux sont fermés.
J’écoute la mer mes yeux sont fermés
Les gens courent ou marchent vite pour éviter la pluie.
Les chiens aboient, les enfants crient, l’atmosphère est lourde en cette fin d’après-midi.
Le goût de la glace au melon est loin, remplacé par celui du sel restant sur la peau, et bientôt enlevé par l’eau ruisselant sur mes bras.
Le vent souffle fort et l’eau claque sur les coques des bateaux amarrés.
Tout autour, les chaussures clapotant dans l’eau se font entendre,
Et tout se fige quand l’orage éclate.
J’écoute la mer mes yeux sont fermés.