Pastorale des migrants

La Pastorale des Migrants pour la Paroisse Sainte Thérèse de la Vallée du Cailly a organisé, à l’intention des paroissiens, une rencontre conviviale autour du thème des migrants. Une vingtaine de paroissiens étaient présents parmi lesquels le Père Jacques Simon et les Soeurs. Pour l’occasion, les salles du Cap étaient décorées d’affiches (photos et dessins humoristiques) et de banderoles présentant des aspects de la vie des migrants (ex. les tracasseries administratives qu’ils subissent), le devoir chrétien d’accueillir l’étranger, les activités de la Pastorale des Migrants. La rencontre a débuté par une prière, suivie du mot d’accueil de Nicolas N’gbala, responsable local de la Pastorale des Migrants, et a connu cinq temps forts.

Premier temps fort, la projection d’un diaporama de photos sous-titrées sur la Pastorale des Migrants avec, en fond sonore, des chansons sur l’accueil de l’étranger (Laisserons-nous à notre table, Lily, Etre né quelque part). Le diaporama présentait la Pastorale des Migrants, ses missions, ses membres, ses actions et activités, ses partenariats. Deuxième temps fort, la projection du film documentaire Enoc, « Les enfants migrants d’abord » (2013). Le film présentait une enquête internationale auprès d’organismes d’accueil des migrants dans quelques pays d’Europe (ex. Italie, Grèce, France). Des professionnels et bénévoles de l’accueil témoignaient de leurs difficultés, des insuffisances des moyens fournis par leur état, mais aussi de leurs réussites et satisfactions. Les enfants migrants témoignaient de leurs difficultés, de leurs rêves et de leurs espoirs. Troisième temps fort, le témoignage de Brigitte Hannart sur l’expérience de sa famille concernant l’accueil effectif des migrants à travers l’association Welcome. Ce témoignage a permis aux paroissiens d’avoir une illustration concrète de l’action d’accueillir des migrants et de se rendre compte qu’ils sont potentiellement capables d’accueillir. Quatrième temps fort, les échanges autour du film et du témoignage de Brigitte. Les paroissiens découvrant sous un autre angle la problématique de la migration et de l’accueil ont animé les échanges par leurs questions et témoignages sur leurs expériences de vie dans un voisinage composé de ressortissants de pays étrangers et de religion différente. Un quizz sur les données de l’émigration en France et en Europe a permis aux paroissiens de vérifier leurs connaissances sur le phénomène migratoire, en jouant. Cinquième temps fort, le verre de l’amitié. La communauté africaine de la paroisse, fortement mobilisée à l’initiative de Marguerite (absente ce jour) pour aider à l’organisation de cette rencontre, a offert un buffet de gâteaux, boissons, et autres spécialités de leur pays, très bien appréciés par les paroissiens. Des dépliants, flyers sur la Pastorale des Migrants et le texte portant sur les 21 mesures proposées par le Pape François pour l’accueil des migrants ont été distribués aux paroissiens.

La Pastorale des Migrants remercie par ma voix le Père Simon, Brigitte Hannart, les Sœurs, les amis de la communauté africaine et tous les paroissiens présents pour leur contribution à la réussite de cette rencontre.

Nicolas A. N’gbala

rencontre-chretiensForum « Réfugiés »

« 4 heures de solidarité avec tous les migrants » le samedi 7 novembre2015.

tract RéfugiéEs 4 heures verso tract V3 (2)

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Il y a quelques jours, le Père rené Gobbé OLYMPUS DIGITAL CAMERAet Patrice Mengy (membre du bureau diocésain de la pastorale des Migrants),  ont rencontrés des paroissiens au CAP.

Une équipe locale souhaite se constituer.

Contact : Nicolas N’Gabo, Albert Mendy, Jean Alexis MFoutou

compte rendu de la rencontre :

Compte Rendu de la Réunion de la Pastorale des Migrants de la Vallée du Cailly
avec le Père René Gobbé

Lundi 23 février à 20h, la communauté de Notre-Dame de Bondeville recevait au Cap le Père René GOBBE, responsable de la Pastorale des Migrants en la Paroisse de St. Etienne du Rouvray. Cette rencontre avait été demandée par Albert MENDY (Maromme) et Nicolas N’GBALA (NDB) tous deux responsables de la Pastorale des Migrants de la Vallée du Cailly et Jean-Alexis MFOUTOU, Serviteur de Communauté (NDB). Le but de cette rencontre était, pour le Père Gobbé, de nous parler de son expérience dans l’organisation et la gestion de la Pastorale des Migrants afin de nous aider dans l’organisation de la Pastorale des Migrants dont le Père Jacques Simon venait de nous confier la responsabilité. A l’origine, cette rencontre ne devait réunir que le Père GOBBE et les trois demandeurs. Mais, nous avons tenu à associer les autres communautés, aussi avons-nous informé toute la Paroisse. Nous nous sommes retrouvés à 21, ce qui témoigne de l’intérêt des paroissiens de la Vallée du Cailly pour le sujet de la Pastorale des Migrants.

Lors de cette rencontre, le père Gobbé et Patrice, un membre du Conseil diocésain qui l’accompagnait, nous ont présentés la Pastorale des Migrants et des Cercles du Silence.
Le Père Gobbé fait un petit rappel historique de la création de la Pastorale des Migrants. Elle a été créée par le Concile Vatican II, tenue du 11 octobre 1962 au 8 décembre 1965. La Pastorale des migrants est basée sur l’un des fondements mêmes de l’Eglise : Jésus est né à l’étranger. Les Evèques de France ont tenu à faire de la Pastorale des migrants une réalité pour l’Eglise de France. La Pastorale est donc un service de l’Eglise qui s’adresse aux migrants en leur disant : « vous êtes dans notre église chez vous »
La Pastorale des migrants fait suite à la célébration de la Journée Mondiale des Migrants instaurée à l’initiative du Pape Benoît XV en 1914. Chaque paroisse décidait de la date de célébrer cette journée, mais depuis 2004, le Pape Jean-Paul 2 a décidé qu’il y ait un jour de célébration unique à toute l’Eglise, à savoir, le 2ème dimanche après le 6 janvier.
Sa vocation étant de cultiver la solidarité à l’égard des migrants, la Pastorale initie et participe à de nombreuses activités pour le service de ceux-ci. Entre autres, elle organise des débats (prochain débat le 23 avril à la Halle aux Toiles) pour informer et sensibiliser sur le devoir de solidarité. Elle se présente en collectif au tribunal administratif pour soutenir des personnes qui sont interpelées pour leur situation de migrants sans papier. Elle organise des ateliers ou rencontres d’information sur les lois concernant les migrations et l’asile. La Pastorale participe avec le Mouvement du Nid à la rencontre des prostituées. Elle dispose en son sein du Groupe de Femmes pour la Pastorale qui permet aux femmes migrantes de se retrouver entre elles, avec les membres de la Pastorale pour échanger et partager leur expérience. La Pastorale s’occupe des migrants sans distinction de religion ni d’origine nationale. Il y a des musulmans dans les différents groupes solidaires.
La Pastorale organise aussi une fois par mois des Cercles du Silence qui consistent en un rassemblement pacifique devant la Cathédrale pour sensibiliser, informer le public sur la situation des migrants sans-papiers par la distribution de petits textes décrivant la situation de migrants menacés de renvoi au pays d’origine ou d’emprisonnement. Historiquement, Les Cercles du Silence ont été initiés par des moines franciscains de Toulouse qui voulaient ainsi protester contre le traitement inacceptable que les forces de l’ordre faisaient subir aux migrants. En effet, ces moines vivaient près de l’aéroport et de la maison de rétention des migrants et étaient donc témoins de ce qui s’y passait.
La Pastorale des migrants n’est pas toute seule à œuvrer auprès des migrants. Elle intervient avec d’autres organisations chrétiennes (le CCFD) ou laïques (la Cimade, la Ligue des Droits de l’Homme).
Au niveau de la foi, essaie de faire en sorte que les migrants qui ne sont pas chrétiens soient attachés à des mouvements de l’église, non pas pour les évangéliser, mais pour leur faire découvrir ce que de bien l’Eglise peut faire pour eux. Il y a néanmoins des rencontres d’échanges sur les religions. Par exemple, une formation biblique a été mise en place avec des africains qui s’est étendue ensuite à tout le monde.

Du point de vue organisationnel, la Pastorale des migrants dispose d’un bureau de 3 ou 4 plus une équipe diocésaine (12 membres). Elle organise une permanence les 1er et 3ème jeudis de chaque mois. La Pastorale se réunit tous les 45 jours pour s’accorder du temps de réflexion. Elle vient de créer un site afin de créer des liens et pour informations.

Enfin, le Père Gobbé nous a rappelés un ensemble de choses censées interpeller le chrétien que chacun est. Les sans-papiers ont besoin de 2 choses : papier et solidarité. La solidarité avec les migrants s’enracine dans la foi chrétienne. Les échanges, les rencontres, l’accueil des migrants ne bénéficient pas qu’aux migrants. Tout le monde y gagne, c’est un apport réciproque.

Il a promis de nous assister dans nos projets d’organisation de la Pastorale dans la Vallée du Cailly. Il nous invite à participer aux réunions de l’équipe diocésaine relatives à la Pastorale.

Notre réunion s’est achevée avec un verre de l’amitié. Nombre de paroissiens de la Vallée du Cailly présents ont souhaité être associés aux initiatives de notre Pastorale des Migrants.

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Cette année 2014, nous avons célébré le 19 janvier le centième anniversaire de la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié instituée par l’Église catholique.

La Pastorale des migrants et des personnes itinérantes organise une « Fête des Peuples » le samedi 2 2 novembre à la salle Saint-Georges à Saint-Etienne-du-Rouvray (près de l’église Sainte-Thérèse – Quartier du Madrillet).    Flyer fête des peuples 22 novembre 2014

Elle a plusieurs objectifs :

-Vivre un temps festif et convivial entre migrants et français d’origine, et avec les associations ecclésiales et laïques dont nous sommes partenaires.

-Manifester la richesse de l’interculturel en partageant un repas avec des plats de différentes origines.

-En cette période où les migrants ne cessent d’être stigmatisés, réfléchir sur les causes de ce climat de rejet et chercher ensemble comment continuer à vivre l’accueil et la solidarité (en fidélité à notre humanité commune et en fidélité à Évangile).

Contact : Père René Gobbé, responsable de la Pastorale des migrants et des personnes itinérantes au 02 35 68 15 66.