Église verte

 

 

parcours « Laudato si » à visiter dans l’église de Maromme, tout le mois de Novembre 2020 – l’église est ouverte tous les jours

Du 1er septembre au 4 octobre 2020 les communautés chrétiennes sont invitées à célébrer la Saison de la création. Une coordination internationale œcuménique propose comme thème cette année : le jubilé pour la terre.

 

Une conférence donnée par Sébastien Bourdin, professeur de géographie économique à l’EM Normandie, le 28 juillet 2020 dans la collégiale de Eu, à écouter à partir du lien ci-dessous.
Cette conférence était organisée par la paroisse Saint-Michel de Eu sur Bresle et Yères, dans le cadre de ses rendez-vous de l’été.

La crise sanitaire est révélatrice de la fragilité d’un système capitaliste mondialisé. Une prise de conscience individuelle et collective s’impose.
Peut-on concilier écologie et économie ?

 

 

Depuis plusieurs année, la paroisse prend des initiatives pour préserver les ressources de la planète.
Lors  de l’assemblée paroissiale 2018, nous avons décidé de nous inscrire au Label Eglise verte.
Les membres de notre commission pilote de la paroisse:
Isabelle Vautier, Lucia Lancet, Louis Hancart, Bruno Viard
Cette démarche engagée et reconnue, nous continuons à être attentif à l’emprunte que nous laissons sur la création. L’encyclique « Laudato si » est bien sûr une référence que nous a donné le pape François.

La menace peut devenir promesse

Lors de son intervention devant les évêques et leurs accompagnateurs, Elena Lasida, économiste et chargée de mission « Église et Écologie » à la Conférence des évêques de France, a insisté sur l’espérance que peut provoquer la conversion écologique.

Elena LASIDA

Revenant sur les interventions des six témoins sur leur expérience de conversion écologique, Elena Lasida a relevé qu’au delà du constat d’une situation catastrophique, l’espérance était bien présente.« Le souci écologique n’est pas qu’une série de contraintes que l’on s’impose. C’est une source de joie, car elle permet de créer, d’inventer du nouveau » explique l’économiste. Du nouveau dont on ne connaît pas parfaitement la forme ni l’issue, mais qui nous fait expérimenter, initier des « processus » (pour reprendre une expression du Pape François). « On invente de nouvelles manières de vivre ensemble qui sont sources de joie, de vie ».

C’est pourquoi elle invite à cette conversion radicale, profonde, qui nous met en communion avec la nature, par une reconnaissance de la présence de Dieu dans la Création, sans sacraliser la nature, mais sans l’instrumentaliser non plus.

Gratuité, communion, créativité

Citant le pape François dans son encyclique Laudato Si’, elle insiste sur trois éléments fondamentaux de la conversion écologique : reconnaître la gratuité (la nature ne nous appartient pas, nous devons la reconnaître comme un cadeau de Dieu, qui a une valeur en soi) ; la communion entre les êtres vivants, la diversité et l’interdépendance entre les espèces ; enfin la créativité et l’enthousiasme que provoque cette conversion.

« Nous sommes appelés à retrouver notre vocation de créateurs, c’est-à-dire non pas de fabricants, mais de créateurs d’un espace pour que la vie nouvelle puisse émerger » insiste-t-elle. Une expérience spirituelle, qui nous rend vivants.