Claude Esther

Comme certains le savent, Claude Esther Martel est décédée hier dimanche 15 avril en fin d’après midi.

Profonde tristesse liée au sentiment d’une délivrance pour elle, car elle aura connu dans sa chair, par de terribles souffrances, l’agonie de son Seigneur.

L’inhumation, avec messe d’action de grâce, aura lieu à l’église Notre Dame de Bondeville, Mardi 24 avril à 15h. Nous prierons pour elle et avec elle.

Depuis 35 ans et jusqu’à ces dernières semaines, elle assurait fidèlement la comptabilité et la trésorerie de la paroisse.

Laïque consacrée, elle a eu des responsabilités internationales dans la fraternité « Jésus Caritas »,  dans l’esprit de Charles de Foucault.

 

Découvrir les fraternités Jésus Caritas en cliquant ici

Différents et unis pour le respect de la terre

Organisée par la paroisse Ste Thèrese de la vallée du Cailly avec le Secours Catholique et le CCFD autour du thème :
 » différents et unis pour le respect de la terre », plus de 300 personnes sont venues à la fête de la solidarité
Jeux et ateliers de sensibilisations pour le respect de la terre (RESISTES , ludivor, l’éthique et l’étiquette, jeunes de l’aumônerie….),  jazz avec ,norman’s dixie. …

La table ronde avec les responsables de Enercoop,du CCFD, du Comité Eglise verte,de confédération paysanne,de l’AMAP animée par Catherine Manné de RCF fut un appel à une prise de conscience dans notre façon de dépenser,de consommer,de vivre la fraternité, la proximité et de combattre toute forme d’individualisme.

Le mur d’expression réalisé pendant l’après midi est maintenant visible dans l’église St Martin de Maromme. Visionnez une petite note du final avec la chorale Norman’s cœur ci-dessous. Il rajoutait de la couleur à cette journée ensoleillée. »

Voir les photos de la fête en cliquant ici !

Fête de la solidarité

Depuis 15 ans la paroisse organise sur Maromme la fête de la solidarité pour soutenir les projets et les actions du Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement et du Secours
Catholique présents sur la vallée du Cailly.

« C’est une fête » comme disait une participante « qui sert la fraternité. Une fête qui fait du bien, vécue en famille »
En 2017 avec l’autorisation de la mairie, cette fête s’est déroulée sur le site de la maison Pélissier à Maromme . 300 personnes étaient venues participer à cette fête ou les organisateurs avaient invité des partenaires de la vie associatives pour témoigner de la solidarité dans l’accueil de nos différences et notre attention à porter aux personnes migrants.
La fête de 2018 est reconduite au même endroit,  Elle a pour thème « Différents et unis pour le respect de la terre »

la fête se prépare activement !

Ce thème de 2018 a été proposé pour relayer l’actualité d’un appel pressent à une conversion écologique. Cet appel a été aussi lancé par le pape François en 2016 qui interroge le monde dans sa façon de consommer, de nouer les relations entre les peuples en harmonie avec l’environnement. Il dit « La conversion écologique touche notre fraternité avec toute la création »

Rendez vous : Dimanche 8 Avril.

téléchargez le programme en cliquant ici

Célébrations de Pâques

Les célébrations de Pâques ont commencé avec la messe chrismale jeudi matin à la cathédrale. Jeudi soir, c’est à l’église St Pierre de Deville que nous étions rassemblés pour la célébration de la Céne.

Décapant et émouvant geste du « lavement des pieds ». C’est jusqu’au milieu de la nuit que les uns ou les autres sont venus veiller le Saint Sacrement, devant le maître autel.

accédez aux photos des célébrations de Pâques en cliquant ici

Le beau secret de Pâques

Notre secret est là : un homme meurt et ressuscite. Les chrétiens, chaque année, vivent la joie d’entendre ce récit : Jésus, crucifié sous Ponce Pilate, est vivant. Mais ce secret interroge aussi.

Est-ce une belle histoire ? J’hésite car il y a la condamnation injuste et la cruauté de la crucifixion. Mais c’est une histoire vraie, pas un conte de fée, ni un mythe, ni une image virtuelle. C’est une histoire vraie car elle a pour origine l’amour de Dieu pour son humanité. L’amour est le secret : il ne peut mourir !

C’est une histoire vraie, car ce sont des témoins qui l’ont racontée et la racontent, avec amour. Des hommes et des femmes, comme vous, croient en Jésus au point de devenir des disciples de l’amour plus fort que la mort.

Joyeuse fête de Pâques aux disciples de la vie plus forte que la mort. Quel bonheur d’accueillir l’amour qui rend la vie plus forte que la mort ! Vous en faites l’expérience, l’amour renverse la haine et ouvre le chemin du pardon, l’amour prend le mensonge et l’égoïsme à revers et ouvre de beaux chemins de vie.

Joyeuse fête de Pâques à ceux qui tiennent la main de nos frères et sœurs en fin de vie ou pris par une autre souffrance ; ils sont si proches de Jésus. Par amour pour nous, Il a tout remis entre les mains de son Père des Cieux : trois jours plus tard, Il est ressuscité !

Joyeuse fête de Pâques à ceux qui doutent ou cherchent une nouvelle raison d’espérer. Un tombeau s’est ouvert par amour : confiez à Jésus, à son Père, à l’Esprit Saint les questions et les voies sans issue de nos vies. Entrons dans le secret de l’amour plus fort que la mort !

Joyeuse fête de Pâques à tous !

Arnaud parlait volontiers de sa conversion

C’est l’un des chanoines de l’abbaye de Lagrasse (Aude) qui a accompagné les derniers instants du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame à l’hôpital de Carcassonne dans la nuit du 23 au 24 mars. Le père Jean-Baptiste connaissait le gendarme depuis plusieurs mois et le préparait au mariage. Dans un communiqué de l’abbaye reproduit ici, il témoigne.

« C’est au hasard d’une rencontre lors d’une visite de notre abbaye, Monument Historique, que je fais connaissance avec le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame et Marielle, avec laquelle il vient de se marier civilement le 27 août 2016. Nous sympathisons très vite et ils m’ont demandé de les préparer au mariage religieux que je devais célébrer près de Vannes le 9 juin prochain. Nous avons donc passé de nombreuses heures à travailler les fondamentaux de la vie conjugale depuis près de 2 ans. Je venais de bénir leur maison le 16 décembre et nous finalisions leur dossier canonique de mariage. La très belle déclaration d’intention d’Arnaud m’est parvenue 4 jours avant sa mort héroïque.

Ce jeune couple venait régulièrement à l’abbaye participer aux messes, offices et aux enseignements, en particulier à un groupe de foyers, Notre-Dame de Cana. Ils faisaient partie de l’équipe de Narbonne. Ils sont venus encore dimanche dernier.
Intelligent, sportif, volubile et entraînant, Arnaud parlait volontiers de sa conversion. Né dans une famille peu pratiquante, il a vécu une authentique conversion vers 2008, à près de 33 ans. Il reçoit la première communion et la confirmation après 2 ans de catéchuménat, en 2010.

Après un pèlerinage à Sainte-Anne-d’Auray en 2015, où il demande à la Vierge Marie de rencontrer la femme de sa vie, il se lie avec Marielle, dont la foi est profonde et discrète. Les fiançailles sont célébrées à l’abbaye bretonne de Timadeuc à Pâques 2016.

Passionné par la gendarmerie, il nourrit depuis toujours une passion pour la France, sa grandeur, son histoire, ses racines chrétiennes qu’il a redécouvertes avec sa conversion.

En se livrant à la place d’otages, il est probablement animé avec passion de son héroïsme d’officier, car pour lui, être gendarme voulait dire protéger. Mais il sait le risque inouï qu’il prend.

Il sait aussi la promesse de mariage religieux qu’il a fait à Marielle qui est déjà civilement son épouse et qu’il aime tendrement, j’en suis témoin. Alors ? Avait-il le droit de prendre un tel risque ? Il me semble que seule sa foi peut expliquer la folie de ce sacrifice qui fait aujourd’hui l’admiration de tous. Il savait comme nous l’a dit Jésus, qu’« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Il savait que, si sa vie commençait d’appartenir à Marielle, elle était aussi à Dieu, à la France, à ses frères en danger de mort. Je crois que seule une foi chrétienne animée par la charité pouvait lui demander ce sacrifice surhumain.

J’ai pu le rejoindre à l’hôpital de Carcassonne vers 21h hier soir. Les gendarmes et les médecins ou infirmières m’ont ouvert le chemin avec une délicatesse remarquable. Il était vivant mais inconscient. J’ai pu lui donner le sacrement des malades et la bénédiction apostolique à l’article de la mort. Marielle alternait ces belles formules liturgiques.

Nous étions le vendredi de la Passion, juste avant l’ouverture de la Semaine Sainte. Je venais de prier l’office de none et le chemin de croix à son intention. Je demande au personnel soignant s’il peut avoir une médaille mariale, celle de la rue du Bac de Paris, près de lui. Compréhensive et professionnelle, une infirmière, la fixe à son épaule.

Je n’ai pas pu le marier comme l’a dit maladroitement un article, car il était inconscient.

Arnaud n’aura jamais d’enfants charnels. Mais son héroïsme saisissant va susciter, je le crois, de nombreux imitateurs, prêts à au don d’eux-mêmes pour la France et sa joie chrétienne. »

extrait de « La vie »